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  • 10 Juin 2019

    Et puis 37!

    Ce week-end, j’ai fêté mes vingt-dix-sept ans (merci à mon Basilou pour cette formulation mathématiques si poétique que je saisis au vol ^^)! J’aurais bien aimé vous dire qu’ils sont une fois de plus arrivés bien trop vite, sans crier gare, s’invitant à la fête sans même avoir reçu de carton. Mais c’est faux.

    Je les avais anticipés, tellement anticipés que j’ai eu le temps de les retourner dans tous les sens, à me perdre moi-même dans des formules mathématiques interminables et alambiquées. Moi qui déteste les chiffres! Et qui ai l’impression de ne jamais vraiment avoir quitté la vingtaine!
    Des heures, des semaines, des mois que ce chiffre à venir me donnait le tournis. Au delà du chiffre (auquel je ne prête finalement pas plus attention que ça), c’est, je crois, plus la roue du temps qui m’a plongée dans une sorte de nostalgie chronique que je n’avais jusqu’à alors jamais connue. Cette escalade du temps doublée d’un questionnement métaphysique sans fin à m’en donner le tournis et à m’en faire perdre la tête. A faire valser mes idées reçues et à ouvrir 1001 détours sur la route toute tracée que je suivais jusqu’à maintenant. Mais comme un labyrinthe dont j’ai du mal à trouver la sortie. Comme si ce rythme de vie bien rodé calqué sur le schéma du métro-boulot-dodo était par moments devenu insupportable, trop étriqué, suffocant. Comme si je m’efforçais de trouver la formule qui casserait cet engrenage infernal de l’horloge qui s’emballe. Sans pour autant y parvenir, et pire à l’accélérer encore plus. Bordel ça passe vite! Des pensées faites de « et si? ». Est-ce que je suis sur la bonne voie? Est-ce que c’est le moment de prendre ce virage? Est-ce que?… La crise?

    Je ne veux surtout pas me perdre en chemin, ni perdre mon temps, je n’en ai déjà pas suffisamment! 

    Des semaines que j’avais du mal à percer ce brouillard, moi qui suis pourtant si optimiste et positive, engaillardie des épreuves de la vie qui font apprécier chaque seconde à sa juste valeur. Rongée parfois d’une angoisse sourde. Celle de l’introspection. Un peu comme un bilan de « moitié de vie ». Le fameux grand bilan! Le cap proche des 40 ans qui a probablement fait écho en moi bien plus fort (et tôt!) que je n’aurais pu l’imaginer. Celui qui pousse à sortir de ses retranchements. Grande sensible, hypersensible à cœur ouvert que je suis, je crois ne pas y avoir échappé, il a juste sonné un peu tôt, plus tôt que pour d’autres mais prévenant tout de même parce que je n’aime pas les imprévus ^^

    Il n’a pas été brutal mais latent. C’est peut-être l’aboutissement d’un travail personnel? Ou tout du moins le début d’un cheminement vers autre chose?

    Il y 2 ans je vous écrivais dans ce billet que je rentrais dans mon nouvel âge de raison. J’ai, depuis, beaucoup travaillé sur moi-même, même lorsque je me sentais noyée par une tourmente émotionnelle parfois difficilement explicable. Le temps a se mérite de faire mûrir, de guider vers la sagesse.  Alors on grandit, on apprend et on compose.  J’ai appris à faire paire avec cette horloge de la vie qui rythme la mienne d’un nouveau métronome. J’ai compris que les minutes devenaient des secondes, les heures des minutes, les jours des heures, les semaines un jour, les mois une semaine, les années un mois. Ou que je devais peut-être suivre l’oscillation d’une nouvelle pendule? Moins rapide mais plus bienveillante? J’ai compris qu’il fallait surtout vivre dans l’instant présent. Sans schéma de vie. Justement dosé entre le passé et le futur. Réapprendre à savourer sans se noyer.

    J’apprends à me faire confiance, à suivre mon instinct. Parce qu’après tout cette remise en question est un nouveau souffle, pleine de promesses et de sérénité. C’est renouer avec soi, ouvrir un nouveau chapitre. Devenir artisan de sa vie. S’autoriser parfois une renaissance et revenir à l’essentiel. Je n’ai pas encore toutes les réponses, tout ça est un travail de longue haleine mais j’y travaille dur chaque jour et je m’y attelle avec passion et sans relâche! Ce 8 juin 2019, je me suis réveillée plus sereine que jamais, entourée d’amour. Forte.

    « Il est grand temps de rallumer les étoiles », comme l’a écrit si justement Virginie Grimaldi.

    Alors, à nous, mes 37 ans! Je ne sais pas encore ce que vous me réservez mais je vous fais confiance! Je me fais confiance! Soyez inventifs, créatifs, soyez surprenants ♡

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    Catégorie : LIFESTYLE, MY LIFE

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    6 commentaires


    1. Delphine dit :

      Bonjour jolie souris,
      Comme tes mots me parlent!!! tous ces questionnements sont venus à moi lorsque je m’approchai doucement mais sûrement des 35 ans, j’ai 36 ans…37 dans quelques mois et si certains se sont apaisés d’autres refont surface et amènent parfois des angoisses. Ce qui est cependant certain c’est de prendre conscience avec l’âge de l’importance du moment présent et de se vivre soi comme on le sent et non comme on nous le dicte.
      Belle soirée.

    2. Julie dit :

      Alors tout d’abord joyeux anniversaire ! J’ai le même âge que toi (37 ans en septembre) et je connais bien les questionnements existentiels dont tu parles, dont l’anniversaire n’est finalement qu’un prétexte car la prise de conscience du temps qui passe et les angoisses que cela réveille sont bien plus profonds que le simple fait de changer d’âge. Je crois que tu as très bien résumé en parlant de nouveau souffle, aussi douloureux ces vertiges émotionnels soient-ils je les pense nécessaires pour cerner les changements que nous devons opérer et les choix que nous voulons faire. Car oui, on n’a qu’une vie…je me rappelle des photos que tu avais posté ici il y a deux ans, et je t’avais écrit :  » j’aime beaucoup ton blog car c’est bien plus qu’une vitrine, on ressent une vraie envie de partager avec tes lectrices. » Le temps m’a donné raison, cela se confirme avec ton petit texte drôlement pertinent et personnel ! Je t’embrasse et te souhaite encore un joyeux anniversaire, puisse l’année de tes 37 ans te connaître encore plus pétillante, créative et inspirante, si tant est que cela est possible !

    3. Princesse Pia dit :

      Mes 37 ans me paraissent loin et pourtant je n’en ai que 39… C’est certainement parce que je me sens maintenant plus proche des 40 ! Je me conditionne petit à petit ;-)
      Je te souhaite une belle année !
      Bises

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